Horaire :
20h30
Durée : 1h15
De William Shakespeare - Librement adapté par Philippe Honoré
Écrite en 1598, Beaucoup de bruit pour rien s’insère dans le carnet de ces comédies légères qui ont fait les délices du public élisabéthain. C’est sans doute, aujourd’hui, une des comédies les plus populaires de Shakespeare. Shakespeare fait ici le portrait d’une société enjouée, égoïste et superficielle, à l’intérieur de laquelle souffle un revigorant vent d’insouciance et de légèreté. Bénédict et Claudio, de retour de la guerre, rendent visite à Léonato.
Léonato a une fille, Héro, dont Claudio tombe follement amoureux et une nièce, Béatrice. Cette dernière, célibataire endurcie, ne cesse d’exprimer son dédain pour le mariage et l’amour. Bénédict, lui aussi, ne jure que par le célibat. Ce point commun suffirait à les rendre complices, mais non, au lieu de se séduire, ils s’assassinent à coup de bons mots.
Autour d’eux, on s’évertuera à les faire se marier… et dans le même temps Don Juan, frère bâtard, s’attachant les services de Marguerite, voudra faire échouer le mariage de Héro et Claudio. On veut unir les uns, désunir les autres. Shakespeare mêle ici, avec humour, haine et amour.
© Nathalie Cadoret
Emmanuel Barrouyer, Olivier Guilbert
Compagnie Philippe Person
Mise en scène : Philippe Person
Avec : Anne Priol, Caroline Victoria, Sylvie Van Cleven, Michel Baladi, Emmanuel Barrouyer, Olivier Guilbert
Décor : Vincent Blot
Lumières : Alexandre Dujardin
Costumes : Emmanuel Barrouyer et Anne Priol
Coup de coeur de Gilles Costaz - Le Masque et la Plume – France Inter
" …Les mots de Shakespeare volent dans l’air en paroles acidulé et subtiles. La version ne gardant que les éléments majeurs de la pièce, ce sont 6 comédiens jeunes et performants qui s’amusent et nous amusent pendant 1h15, imprimant au spectacle un ton allègre et décalé et un rythme soutenu grâce à une bande-son formidable. Il faut sans hésiter aller à cette comédie rafraîchissante, jubilatoire et pleine d’entrain. "
Pariscope
" Drôle et frais… "
L’Express
" Se voit avec infiniment de plaisir... "
Télérama
" …les comédiens sont vraiment bien et on a du plaisir à les voir sur le plateau. "
Le Figaro
" Joyeux sacrilège. Une comédie classique brillamment compressée. Le metteur en scène, Philippe Person, transpose l'action aux Etats-Unis, dans les années 1950. Ses héros masculins sont des G.I. et ses héroïnes des jeunes filles qui écoutent Elvis. Voilà une soirée « librement adaptée » de Shakespeare. Avec un esprit frondeur, dont les vieux docteurs en littérature lui tiendront certainement rigueur, Philippe Honoré a écrit une version « digest » de « Beaucoup de bruit pour rien » en fonction des acteurs d'une jeune troupe, la compagnie Philippe Person. Il a fait sauter quelques personnages, en a développé d'autres et a tout compressé en une heure et quart. L'histoire était assez complexe, elle est un peu simplifiée.
Ballet hilarant. Un jeune homme et une jeune fille devraient se plaire et s'aimer mais leurs caractères et les manipulations de l'entourage les séparent plus qu'ils ne les rapprochent. Par ailleurs, un méchant bâtard fait tout ce qu'il peut pour nuire à l'union d'un autre couple. L'amour triomphera-t-il ?
L'adaptation s'amuse à aller vite en respectant ce somptueux langage courtois piqué de flèches diaboliques. Le metteur en scène, Philippe Person, tout aussi dédaigneux des docteurs de la loi,
transpose l'action aux Etats-Unis, dans les années 1950. Ses héros masculins sont des G.I. et ses héroïnes des jeunes filles qui écoutent Elvis. Dans un dispositif très simple, les comédiens jouent avec une heureuse précision cet hilarant ballet des sentiments. "
Les Echos, Gilles Costaz
" Même nanisée, même transformée en bonsaï, la pièce garde une bonne partie de sa saveur. Sans doute la cocasserie d'Anne Priol n'y est-elle pas pour rien. Sa voix chevrotante et sa diction chuintante, déjà remarquées dans "Délivrez Proust", font merveilles dans le rôle de Béatrice. "
Le Nouvel Observateur, Jacques Nerson
" …L’intelligence et la légèreté des comédiens, d’ailleurs, avec mention spéciale pour l’interprète de Bénédict, emportent le spectacle. C’est un plaisir de les voir jouer, s’amuser visiblement entre eux et avec les mots qui leur sont offerts. Bien sûr, le texte de Shakespeare ainsi revisité est de nature à générer l’enthousiasme : jeux de mots, billets d’humeur, maximes drolatiques, tout y est. Mais il y a aussi beaucoup de générosité et d’humour chez les comédiens. Ils jouent au second degré, tout en finesse. Le texte les sert bien, autant qu’eux le servent juste. "
Les trois coups
" C’est une très amusante transposition d’une des grandes comédies de Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien, que propose la Compagnie Philippe Person. L’adaptation est due à Philippe Honoré, qui a réussi à respecter le texte et son humour décapant en ramenant la pièce à une durée d’un peu plus d’une heure. Un temps qui passe à la vitesse de l’éclair tant la mise en scène est enlevée et la musique entraînante. L’action ne se passe plus au XVIIe siècle à Messine, mais dans les années cinquante aux États-Unis. Les deux héros, Claudio et Benedict, y ont pris la forme de deux GI revenant de la guerre et qui ne songent plus qu’au repos du guerrier. Claudio, le romantique, tombe amoureux pour de bon de la fille de la maison du seigneur Leonato, Hero, sous les risées de son ami Benedict, qui fait profession de détester les femmes et d’être allergique au mariage. Par chance, il y a là une belle dame, Beatrice, sorte de Célimène avant la lettre, persifleuse et buveuse de Coca, qui en tient autant à l’égard des hommes. Cela donne lieu à des passes d’armes de mots d’esprit, tandis que se noue une intrigue fumeuse menée par un Don Juan jaloux qui réussit à transformer en traîtresse la suivante de Hero, Marguerite, pour assouvir une obscure vengeance. Le tout ponctué de joyeuses scènes dansées sur les airs de swing des années cinquante, du rock’n roll et des chansons d’Elvis Presley. Comédiens et comédiennes sont excellents et le public, qui s’amuse autant qu’eux, en redemande. "
L’Humanité
" Shakespeare à la sauce fifties, l’idée peut sembler saugrenue mais le résultat, lui, est remarquable. Dans cette mise en scène de Philippe Person, la comédie prend place dans l’Amérique des années 50. Claudio et Bénédict sont deux GI’s fraichement revenus de la guerre, et Béatrice et Héro deux jeunes femmes dont l’esprit semble principalement occupé par le rock. Claudio aime Héro, Beatrice et Benedict eux, s’échangent piques et autres sarcasmes sous forme de bons mots. Intervient Don Juan, qui par vengeance, fera tout pour séparer Claudio et Hero, tandis que ces derniers eux, feront des pieds et des mains pour réunir Beatrice et Benedict. Rien de tragique ni de si compliqué ici, il suffit de se laisser porter par les tubes d’Elvis et le talent des six comédiens. Drôle, original, décalé, en somme très réussi, ce Beaucoup de bruit pour rien risque de faire parler de lui. "
La Provence



Comments :
Poster un nouveau commentaire